Ce livre tombe à pic, en contrepoint à l’invasion scientifique et médiatique actuelle du tout médical, y compris dans la pratique psychothérapeutique.
La réflexion de l’auteur est transversale, dans la mesure où elle vient questionner cette pratique à différents niveaux : théorique, éthique, anthropologique et épistémologique.
Cet ouvrage pourrait nous servir de repère ou de point d’appui, au moment où les décrets sur l’usage du titre de psychothérapeute sont à paraitre et vont nous enjoindre à nous positionner de manière claire.
Sophie Decoster
Psychothérapeute – Formateur et Superviseur en Gestalt-thérapie
Vice-présidente du CEGT
Quel plaisir de lire, mis en musique, mis en mots par Frédéric Brissaud, la pensée qui s’est construite en moi tout au long des 25 années de ma propre pratique de gestalt-thérapeute. L’auteur, avec clarté, traduit la recherche de nombreux praticiens de terrain qui accompagnent les hommes et les femmes en souffrance ou en questionnement.
Pour reprendre la métaphore de l’auteur comparant le praticien à un guide de haute montagne, j’ai apprécié refaire avec lui les classiques. Son approche originale éclaire différemment ces chemins mainte fois pratiqués. Le regard qu’il apporte enrichi considérablement l’analyse de notre pratique de gestalt-therapeute.
Comme président du Collège Européen de Gestalt-Therapie, je remercie très sincèrement l’auteur pour ce travail remarquable qui, je le souhaite ardemment, apporte un souffle nouveau et stimulant à la communauté gestaltiste, mais plus largement aux psychothérapeutes.
Bruno Dumait
Psychothérapeute – Formateur et Superviseur en Gestalt-thérapie
President du CEGT
A n’en point douter la pensée de mon collègue et ami est une pensée vivante dans le sens où il ne se contente pas d’acquis et de représentations mais où il les analyse, les développe, les assemble et les sépare pour former une pensée créatrice, c’est-à-dire en mouvement.
A l’instar de Foucault, il prend d’abord référence dans le domaine médical pour exposer ce qu’il nomme le paradigme traditionnel et examiner, à la loupe, l’opportunité de ce paradigme dans le domaine psychique. De là, et s’appuyant sur les dernières données du développement cérébral, il démontre combien la suppression des symptômes constitue un frein à ce développement et combien la souffrance mentale est une mutation.
Ses réflexions continuent sur l’éthique de la pratique des psychothérapies et conduisent sa propre éthique à sortir –si tant est qu’il y soit entré– du paradigme traditionnel pour s’inscrire dans ce qu’il nomme le paradigme de la mutation où il adopte le titre de psychomaïeuticien qui renvoie à l’idée d’un « accouchement » psychique dont la particularité, à la différence de la naissance, est de n’être jamais abouti mais de se prolonger tout au long de la vie.
La nouveauté de cette dénomination n’est pas tant dans sa nécessité par rapport à la législation mais dans les choix théoriques et pratiques qu’effectue le praticien qui exerce selon le paradigme de la mutation. Accompagner et respecter les fluctuations inhérentes au développement, ne pas chercher à limiter et à inverser les phases vécues comme un recul, une détérioration, une régression, favoriserleur déroulement en soutenant la souffrance, sont autant de définitions de ma propre pratique. Pour l’intéressante différenciation d’avec l’éthique du psychothérapeute, malgré l’absence d’élégance du mot au féminin, je sauterais le pas de me dénommer psychomaïeuticienne.
Marie-France Bourgeais
Gestaltanalyste
Je suis étudiante en Gestalt-thérapie. Depuis des mois, j’observe cette voie professionnelle, nouvelle pour moi, malmenée par-ci, par-là et presque partout. Depuis le 22 mai, la déception, puis la confusion sont mes compagnes… un moment. Puis elles et moi cheminant, je trouve votre livre sur internet et je l’achète.
Résultat des courses: je me dis: « Ok, nous ne serons donc pas « psychothérapeutes ». Soit. Passons à autre chose maintenant. Cessons de nous inquiéter et continuons d’apprendre et de créer ». Et c’est exactement ce qu’il se passe dans la formation que je suis et dans mon quotidien. J’ai l’impression que ce décret, aussi aberrant qu’il soit, met enfin et clairement les choses en évidence. Je n’ai pas encore suffisamment intégré le vocabulaire, les tournures, etc, pour expliquer plus clairement ce que je dis.
Votre livre le fait mieux que moi et je vous en remercie. Je viens à peine d’en terminer la lecture et souhaitais vous remercier pour le gage de continuité que j’en ai retiré, pour la proposition que vous y faite et l’ouverture qu’elle sous-tend. Et merci pour la respiration que je retrouve enfin.
Marie Drouart
étudiante Gestalt-thérapeute, IFGT, CEGT… psychomaïeuticienne?
Un autre regard
La sortie de cet ouvrage, le 15 avril 2010, arrive à point nommé avec celle du décret d’application de la loi réglementant le titre de psychothérapeute le 20 mai 2010.
Frédéric Brissaud nous invite, à partir de sa réflexion, à nous pencher sur notre pratique. Il développe, déplie, cherche… en faisant des allers-retours entre paradigme traditionnel et celui de la mutation dans « le prendre soin de la souffrance psychique du patient ».
– paradigme traditionnel : champ de la médecine ou psychologie cherchant le soulagement au plus vite ou un changement ciblé dans lequel s’inscrivent nombres de psychothérapeutes.
– paradigme de la mutation : abordant la prise en compte de la souffrance psychique à partir des capacité de développement psychique inhérente à tout être humain.
Cet ouvrage donne un éclairage nouveau, des points de repères, aussi bien pour les professionnels que pour les patients, qui pourront trouver des réponses pour la direction qu’ils ont envie ou besoin de prendre.
Les étudiants ou futurs étudiants de la psychothérapie de différentes approches y trouveront des repères et une recherche poussée sur la pratique, la formation…
Conçu clairement, je l’ai lu avec intérêt, excitation et impatience, un crayon à la main, annotant dans la marge, soulignant …. pour moi c’est un ouvrage de travail.
Bonne lecture !
Francine Saal
Gestalt-thérapeute
Administrateur du CEG-T
Ce livre tombe à pic, en contrepoint à l’invasion scientifique et médiatique actuelle du tout médical, y compris dans la pratique psychothérapeutique.
La réflexion de l’auteur est transversale, dans la mesure où elle vient questionner cette pratique à différents niveaux : théorique, éthique, anthropologique et épistémologique.
Cet ouvrage pourrait nous servir de repère ou de point d’appui, au moment où les décrets sur l’usage du titre de psychothérapeute sont à paraitre et vont nous enjoindre à nous positionner de manière claire.
Sophie Decoster
Psychothérapeute – Formateur et Superviseur en Gestalt-thérapie
Vice-présidente du CEGT
Quel plaisir de lire, mis en musique, mis en mots par Frédéric Brissaud, la pensée qui s’est construite en moi tout au long des 25 années de ma propre pratique de gestalt-thérapeute. L’auteur, avec clarté, traduit la recherche de nombreux praticiens de terrain qui accompagnent les hommes et les femmes en souffrance ou en questionnement.
Pour reprendre la métaphore de l’auteur comparant le praticien à un guide de haute montagne, j’ai apprécié refaire avec lui les classiques. Son approche originale éclaire différemment ces chemins mainte fois pratiqués. Le regard qu’il apporte enrichi considérablement l’analyse de notre pratique de gestalt-therapeute.
Comme président du Collège Européen de Gestalt-Therapie, je remercie très sincèrement l’auteur pour ce travail remarquable qui, je le souhaite ardemment, apporte un souffle nouveau et stimulant à la communauté gestaltiste, mais plus largement aux psychothérapeutes.
Bruno Dumait
Psychothérapeute – Formateur et Superviseur en Gestalt-thérapie
President du CEGT
A n’en point douter la pensée de mon collègue et ami est une pensée vivante dans le sens où il ne se contente pas d’acquis et de représentations mais où il les analyse, les développe, les assemble et les sépare pour former une pensée créatrice, c’est-à-dire en mouvement.
A l’instar de Foucault, il prend d’abord référence dans le domaine médical pour exposer ce qu’il nomme le paradigme traditionnel et examiner, à la loupe, l’opportunité de ce paradigme dans le domaine psychique. De là, et s’appuyant sur les dernières données du développement cérébral, il démontre combien la suppression des symptômes constitue un frein à ce développement et combien la souffrance mentale est une mutation.
Ses réflexions continuent sur l’éthique de la pratique des psychothérapies et conduisent sa propre éthique à sortir –si tant est qu’il y soit entré– du paradigme traditionnel pour s’inscrire dans ce qu’il nomme le paradigme de la mutation où il adopte le titre de psychomaïeuticien qui renvoie à l’idée d’un « accouchement » psychique dont la particularité, à la différence de la naissance, est de n’être jamais abouti mais de se prolonger tout au long de la vie.
La nouveauté de cette dénomination n’est pas tant dans sa nécessité par rapport à la législation mais dans les choix théoriques et pratiques qu’effectue le praticien qui exerce selon le paradigme de la mutation.
Accompagner et respecter les fluctuations inhérentes au développement, ne pas chercher à limiter et à inverser les phases vécues comme un recul, une détérioration, une régression, favoriser leur déroulement en soutenant la souffrance, sont autant de définitions de ma propre pratique. Pour l’intéressante différenciation d’avec l’éthique du psychothérapeute, malgré l’absence d’élégance du mot au féminin, je sauterais le pas de me dénommer psychomaïeuticienne.
Marie-France Bourgeais
Gestaltanalyste
Je suis étudiante en Gestalt-thérapie. Depuis des mois, j’observe cette voie professionnelle, nouvelle pour moi, malmenée par-ci, par-là et presque partout. Depuis le 22 mai, la déception, puis la confusion sont mes compagnes… un moment. Puis elles et moi cheminant, je trouve votre livre sur internet et je l’achète.
Résultat des courses: je me dis: « Ok, nous ne serons donc pas « psychothérapeutes ». Soit. Passons à autre chose maintenant. Cessons de nous inquiéter et continuons d’apprendre et de créer ». Et c’est exactement ce qu’il se passe dans la formation que je suis et dans mon quotidien. J’ai l’impression que ce décret, aussi aberrant qu’il soit, met enfin et clairement les choses en évidence. Je n’ai pas encore suffisamment intégré le vocabulaire, les tournures, etc, pour expliquer plus clairement ce que je dis.
Votre livre le fait mieux que moi et je vous en remercie. Je viens à peine d’en terminer la lecture et souhaitais vous remercier pour le gage de continuité que j’en ai retiré, pour la proposition que vous y faite et l’ouverture qu’elle sous-tend. Et merci pour la respiration que je retrouve enfin.
Marie Drouart
étudiante Gestalt-thérapeute, IFGT, CEGT… psychomaïeuticienne?
Un autre regard
La sortie de cet ouvrage, le 15 avril 2010, arrive à point nommé avec celle du décret d’application de la loi réglementant le titre de psychothérapeute le 20 mai 2010.
Frédéric Brissaud nous invite, à partir de sa réflexion, à nous pencher sur notre pratique. Il développe, déplie, cherche… en faisant des allers-retours entre paradigme traditionnel et celui de la mutation dans « le prendre soin de la souffrance psychique du patient ».
– paradigme traditionnel : champ de la médecine ou psychologie cherchant le soulagement au plus vite ou un changement ciblé dans lequel s’inscrivent nombres de psychothérapeutes.
– paradigme de la mutation : abordant la prise en compte de la souffrance psychique à partir des capacité de développement psychique inhérente à tout être humain.
Cet ouvrage donne un éclairage nouveau, des points de repères, aussi bien pour les professionnels que pour les patients, qui pourront trouver des réponses pour la direction qu’ils ont envie ou besoin de prendre.
Les étudiants ou futurs étudiants de la psychothérapie de différentes approches y trouveront des repères et une recherche poussée sur la pratique, la formation…
Conçu clairement, je l’ai lu avec intérêt, excitation et impatience, un crayon à la main, annotant dans la marge, soulignant …. pour moi c’est un ouvrage de travail.
Bonne lecture !
Francine Saal
Gestalt-thérapeute
Administrateur du CEG-T